Beaucoup de patients assimilent le détartrage à un nettoyage de confort, une formalité à réaliser une fois par an. Cette perception est trompeuse. Le détartrage supra-gingival — celui réalisé en surface — n’est que la partie visible d’une prise en charge parodontale qui peut être bien plus complexe. Lorsque la maladie parodontale est installée, le traitement de référence est le détartrage-surfaçage radiculaire, une procédure thérapeutique à part entière.
Détartrage supra-gingival vs détartrage-surfaçage : deux actes distincts
Le détartrage supra-gingival consiste à éliminer le tartre et la plaque déposés au-dessus de la gencive, sur les surfaces coronaires. C’est un acte de prévention, réalisé en maintenance pour les patients sans pathologie parodontale active.
Le détartrage-surfaçage radiculaire — aussi appelé curetage radiculaire ou root planing — intervient lorsque la parodontite est diagnostiquée. Il s’agit d’un acte sous-gingival : les instruments accèdent aux poches parodontales pour éliminer le tartre sous-gingival, le biofilm bactérien et le cément infecté déposés sur la surface radiculaire. L’objectif est de créer un environnement propice à la réattache des tissus parodontaux et de stopper la progression de la destruction osseuse.
Une procédure réalisée sous anesthésie locale
Contrairement au détartrage classique, le surfaçage radiculaire nécessite une anesthésie locale. L’accès aux poches parodontales — qui peuvent atteindre plusieurs millimètres de profondeur — impose une instrumentation précise et prolongée, impossible à réaliser sans analgésie.
Le traitement est généralement réalisé par quadrant ou par demi-arcade, en plusieurs séances espacées de quelques jours à quelques semaines. Des instruments manuels (curettes) et des ultrasons sont utilisés en combinaison pour un résultat optimal.
Les résultats attendus et le suivi
Le surfaçage radiculaire permet dans la majorité des cas de réduire significativement la profondeur des poches parodontales et de stabiliser la maladie. Une réévaluation parodontale est systématiquement réalisée 6 à 8 semaines après la fin du traitement actif, pour mesurer la réponse tissulaire et décider de la suite : maintenance parodontale régulière, ou chirurgie parodontale si les poches résiduelles restent trop profondes.
La maintenance post-traitement est indispensable. Sans suivi rigoureux et hygiène adaptée, la parodontite peut reprendre. Le patient devient acteur de sa santé gingivale.
Détartrage et surfaçage radiculaire ne sont pas interchangeables. L’un prévient, l’autre traite. Au Cabinet Isola Bella, chaque bilan parodontal permet de déterminer précisément le niveau de prise en charge nécessaire.
